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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 15:13

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 15:11

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 13:22

Espagne: lycéens, étudiants, parents, syndicats de travailleurs, mouvements sociaux, tous montent au front contre l’austérité!

Par Céline Meneses et Dimitri Zurstrassen

La lutte contre les politiques d’austérité s’est encore amplifiée en Espagne ces derniers jours avec les manifestations du #GlobalNoiseDay convoqué le 13 Octobre par le mouvement « des indignés » et l’entrée en grève toute cette semaine des étudiants.

Après trois années d’application des politiques d’austérité de l’UE et sa conséquence directe, deux années de récession économique, le gouvernement Rajoy continue à imposer plus de rigueur.

Sourd aux manifestations toujours réussies que le peuple organise sans relâche partout dans le pays, le gouvernement a préparé le budget le plus austère jamais vu depuis la dictature pour l’année 2013.

LE 13 OCTOBRE 37 VILLES D’ESPAGNE RESONNAIENT AU SON DES CACEROLADAS

Ce sont au total 37 villes espagnoles qui ont participé à la journée « Global Noise » qui se déroulait le 13 octobre dans un nombre important de villes dans 33 pays européens et du monde.

L’objectif de cette journée était d’exprimer un ras le bol général du peuple face aux politiques mises en œuvre par les élites politiques et financières dans le monde.

 A Madrid, des milliers de personnes criant « No debemos, no pagamos » (« On ne doit rien on ne paie rien! ») munis de casseroles et de poêles ont manifesté de la place Emilio Castelar à la Puerta del Sol en passant devant le siège madrilène de l’Union Européenne (en levant les mains en l’air et en criant « Les mains en l’air, ceci est un hold up ») et devant le Ministère de l’Economie et des finances (pointé du doigt aux cris de « Vous ne nous représentez pas »).

Dans tout le pays et en dépit de la répétition de ce type d’événements (des manifestations ont lieu tous les weekends), ce sont encore des milliers et des milliers d’espagnol-e-s qui sont descendus dans les rues et sur les places afin de faire entendre leur voix contre le paiement « d’une dette illégitime et odieuse ».

SEMAINE DE LUTTES ETUDIANTES ET LYCEENNES CONTRE LA CONTRE REFORME DE L’EDUCATION

Depuis le lundi 15 octobre, les étudiant-e-s sont entrés en grève. Une grève de 72H contre les coupes du ministre Wert à l’appel du syndicat étudiants et des divers collectifs étudiants et de jeunesse et de parents d’élèves. Le mouvement est soutenu par les principaux syndicats de travailleurs: CCOO et UGT.

Toute la semaine aura été placée sur le signe de la lutte et le 17 Octobre, pas moins de 100 manifestations rassemblant plus de 250 000 étudiants ont déferlé dans les rues.

En cause: la contre réforme du Minsitre JI Wert qui prévoit des coupes budgétaires drastiques dans l’enseignement public en utilisant notamment:

  • la hausse de 66 % des frais d’inscription universitaires
  • le licenciement de plus de 50000 professeurs des centres d’étude et universités de tout le pays
  • l’imposition de trois examens supplémentaires pour pouvoir obtenir le Bachillerato et donc entrer à l’Université (un retour en fait à une mesure du franquisme pour limiter le nombre d’étudiants)
  • l’imposition de frais d’inscription de centaines d’euros pour la Formation Professionnelle

Une plateforme revendicative a donc été approuvée lundi passé. Elle se prononce:

  • Pour l’accès a l’université du fils d’ouvrier. Contre l’imposition de barrières économiques et académiques pour empêcher notre accès a l’éducation supérieure. Tous les étudiants qui ont réussi leur 1ère et 2 ème année de bachillerato doivent avoir accès a l’université.
  • Pour la suppression de l’augmentation des frais d’inscription a l’université publiques
  • Pour le retrait des nouveaux obstacles a l’accès des fils de travailleurs aux bourses d’études.
  • Contre l’imposition de frais pour la Formation Professionnelle et Pour une Formation Professionnelle gratuite, démocratique et de qualité dans tout le pays.
  • Contre tout licenciement de professeurs dans l’éducation publique.
  • Pour la réadmission immédiate des plus de 49000 enseignants qu’a licencie le PP au début de l’année scolaire dans tout le pays.
  • Contre les coupes budgétaires dans l’éducation publique
  • Pour l’application des coupes budgétaire aux banquiers.
  • Pour la réinsertion des 4000 millions d’euros que le PP a retire au budget de l’école publique depuis son arrivée au pouvoir et pour l’augmentation drastique du budget de l’éducation publique pour garantir une éducation publique gratuite et de qualité.
  • Pour une allocation chômage de durée indéfinie jusqu’à ce que tous les chômeurs trouvent un travail.

 

MANIFESTATIONS TOUTE LA SEMAINE CONTRE LE BUDGET GENERAL D’AUSTERITE 2013

Depuis le vendredi 19 Octobre et jusqu’au samedi 27 octobre, de nouvelles manifestations auront lieu autour du Congrès des députés.

Cette manifestation coïncide avec le début du débat sur le nouveau budget d’austérité du gouvernement Rajoy.

Les plans d’austérité à répétition de Rajoy depuis son arrivée au pouvoir le 11 Décembre dernier n’ont pourtant eu aucune incidence positive sur la dette: celle-ci augmente de 68,5% du PIB en 2011 70,2% du PIB pour 2012!

La recette de l’austérité n’en est pas moins appliquée drastiquement au projet de budget 2013, un budget si dur que même à droite des voix s’élèvent contre et que le commissaire à l’Euro, Olli Rehn, l’a salué « car il va plus loin que ce que nous recommandions »…

Il prévoit notamment:

  • la baisse de 14,5% du budget de du Ministère de l’éducation
  • l’élimination des fonds pour la récupération de la mémoire historique du pays (qui intervient après la supression en Mars dernier de l’office
  • la baisse de 14% du budget alloué aux services sociaux (concernés: service d’aide à l’autonomie des personnes agées et handicapées, services d’aide aux immigrés, réfugiés et demandeurs d’asile, services de la petite enfance
  • la baisse de 7% des fonds pour la lutte contre les violences faites aux femmes
  • la baisse de 6,3% des prestations chômage
  • la baisse de 31% des fonds alloués à la garanties du paiement d’indemnisations des anciens employés d’entreprises déclarées insolvables
  • la baisse de 0,4% de la formation professionnelle

Le résultat prévu: une hausse de la dette de 70,2% du PIB pour 2012 à 90,5% du PIB pour 2013. L’explication selon le gouvernement: la « nécessaire » recapitalisation des banques via un prêt européen et l’apport de 3,8 millions d’euros au Mécanisme européen de stabilité…

ACCORD ENTRE LES SYNDICATS POUR LA TENUE D’UNE GREVE GENERALE LE 14 NOVEMBRE

La UGT et la CCOO ont décidé de convoquer une grève générale le 14 novembre en même temps que celles célébrée le même jour au Portugal.

Une journée d’action et solidarité européenne composée de grèves et manifestations sera aussi organisée prochainement. L’idée de l’organisation d’une grande grève générale provient du Comité Exécutif de la Confédération Européenne des Syndicats afin de répondre de manière unitaire, en proposant des solutions, aux différents gouvernements européens qui appliquent des politiques d’austérité.

Cette grève générale sera la deuxième contre le Gouvernement Rajoy en moins d’un an et la septième depuis le retour à la démocratie.

Nos camarades d’Izquierda Unida participeront à la manifestation, « marchant toujours aux côtés des syndicats ».

Ci-joint le texte donné aux parlementaires du Congrès vendredi passé:

No a los Presupuestos de la Deuda, generadores de opresión y miseria


  • Este texto será entregado en el Registro del Congreso de los Diputados el próximo viernes 19 de octubre a las 10h. A continuación habrá una rueda de prensa en la que se explicarán esta y las acciones de la semana siguiente.
  • Todos los colectivos y organizaciones que lo deseen pueden adherirse escribiendo un correo a la coordinadora25s@riseup.net. Pueden aportar anexos que argumenten las ideas expresadas en este escrito o los argumentos específicos de su colectivo, que también serán entregados.

El pasado 29 de septiembre fue presentado a las Cortes Generales el proyecto de Presupuestos Generales del Estado para 2013. Es presumible que, tras su tramitación regular y el simulacro de un debate en el Congreso, sean aprobados por el pleno a mediados de noviembre sin cambios sustanciales.

Estos presupuestos han sido elaborados sin tener en cuenta la situación material en la que se encuentra la población. Profundizan en una política fiscal regresiva y grandes recortes en sanidad, educación, dependencia, investigación, cultura, medio ambiente, etc. La modificación el año pasado del artículo 135 de la Constitución, sin consulta popular, hipotecó nuestra soberanía a los mercados y antepuso el pago de una deuda que no había sido generada por la población en detrimento de nuestros derechos. No hay presupuestos posibles que satisfagan nuestras necesidades en el actual marco político y constitucional.

El sistema institucional en el que estamos inmersos obvia, cuando no impide, la participación en las decisiones que afectan al conjunto de la población, limitándola a unas elecciones cada cuatro años tras las cuales la mayoría de los partidos incumplen sistemáticamente sus programas. Quienes deberían ser nuestros representantes políticos y actuar en función de la demanda popular para atender las necesidades reales, siguen el dictado de la Troika (BCE, FMI y UE), ajenos a la soberanía popular como simples mediadores de los intereses de los mercados.

El proyecto de presupuestos para 2013 refrenda las irracionalidades e injusticias en la organización y distribución de recursos públicos y medioambientales y reafirma que seremos la inmensa mayoría de la población quienes paguemos la deuda. Ésta, privada casi en un 80%, ha sido transformada en pública, y por tanto ilegítima, mediante rescates a bancos. El fin de los presupuestos para el año que viene es expropiar recursos que nos pertenecen para pagarla. Es imprescindible poner en marcha una auditoría ciudadana, pública y transparente que aclare cuánto se debe, por qué se debe, quién lo debe y quién debe pagarlo.

El neoliberalismo, constituido en pensamiento único desde los años 80, impone ahora una espiral de austeridad, recortes y deuda en todos los países del sur de Europa que no está sirviendo para mejorar la situación. Se pide el esfuerzo del pago de la deuda ilegítima a la sociedad civil mientras el fraude fiscal de las grandes fortunas alcanza niveles desorbitados con la intolerable connivencia de los poderes públicos y una política fiscal favorable al capital financiero. El proyecto de presupuestos para 2013 carga en la población el pago de una deuda impagable mediante nuevos recortes en derechos sociales y ecológicos (como los más que posibles recortes en el sistema de pensiones).

 

 

La aplicación de estos pesupuestos significará un retroceso en los derechos sociales adquiridos durante décadas y el sometimiento de varias generaciones al capital financiero. Rechazamos totalmente estos presupuestos antiecológicos, antisociales e inhumanos al tiempo que pedimos la apertura de un nuevo proceso constituyente, esta vez auténtico, con toda la participación popular posible.

Por todo ello, planteamos que el proyecto de presupuestos sea devuelto.

 

Non au budget de la Dette, générateurs d'oppression et misère.

 

Ce texte sera enregistré au "fichier" du Congrès des Deputés le 19 octobre à 10h. Suivra une conférence de presse pendant laquelle seront expliquées les actions qui auront lieu la semaine prochaine.

 

Tous les collectifs et organisations qui le désirent peuvent y adhérer en écrivant un courriel à l'adresse suivante: coordinadora25s@riseup.net.

Ils peuvent y apporter des éléments aux idées exprimées dans cet écrit ou apporter des éléments propres à leur collectif, qui seront aussi remis.

 

Samedi passé fut presenté au Congrès le projet de Budget Général de l'Etat pour 2013. Il est probable que via un simulacre de débat qu'il sera approuvé en plenière mi novembre sans changements substanciels.

 

Ce budget a été elaboré sans prendre en compte la situaction matérielle dans laquelle se trouve la population. Il accentue la politique fiscale regressive et les coupes dans la santé, l'éducation, la dépendance, la recherche, la culture, l'environnement, ... La modification l'année passée de l'article 135 de la Constitution, sans consultation populaire, hipotequa notre souveraineté aux marchés et fit passer le payement d'une dette que n'a pas été générée par la population au détriment de nos droits. Il n'y a pas de budget possible qui satisfassent nos besoins dans la situation politique et constitutionnelle actuelle.

 

Le système institutionnel actuel évite, quand il ne l'empêche pas, la participation dans les décisions qui affectent l'ensemble de la population, la limitant à quelques élections chaque 4 ans à travers lesquelles la majorité des partis ne respectent pas leur programme. Ceux qui devraient être nos représentants politiques et agir en fonction de la demande populaire pour s'occuper des vraies nécessités, sont soumis au diktat de la Troika (BCE, FMI et UE), étranger à la souveraineté populaire, qui agissent comme simples médiateurs des interêts des marchés.

 

Le projet de budget pour 2013 confirme les irrationalités et injustices dans l'organisation et la distribution des ressources publiques et environnementales et réaffirme que ce sera l'immense majorité de la population qui paiera la dette. Celle-ci, qui est de nature privée à presque 80 %, a été transformée en dette publique, par le sauvetage des banques, et est ainsi illégitime. Le budget pour l'année qui vient a pour but d'exproprier les ressources qui nous appartiennent afin de la payer. Il est indispensable de mettre en marche un audit citoyen public et transparent qui clarifie le fait de savoir quel est le montant de la dette, les raisons de sa génération, à qui doit-elle être remboursée, et qui doit la rembourser.

 

Le néolibéralisme, devenu la pensée unique depuis les années 80, impose aujourd'hui une spirale d'austérité, de coupes budgétaires, et de remboursement de la dette dans tous les pays du sud de l'Europe qui n'améliorent pas la situation. Est demandé l' effort de paiement de la dette illégitime à la société civile pendant que la fraude fiscale des grandes fortunes atteignent des niveaux énormes avec l'intolérable connivence des pouvoirs publics et une politique fiscale favorable au capital financier. Le projet de budget pour l'année 2013 demande la paiement d'une dette impayable à la population par la biais de nouvelles réductions des droits sociaux et écologiques (avec les plus que probables coupes dans le système de pensions).

 

L'application de ce budget signifiera  un recul des droits sociaux acquis durant des décennies et la soumission de nombreuses générations au capital financier.  Nous rejettons totalement ce budget antiécologique, antisocial et inhumain et demandons l'ouverture d'un processus constituant, cette fois authentique, avec toute la participation populaire possible.

 

Pour tout cela,  nous proposons que le projet de budget soit revu.

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 22:15

Aujourd'hui a débuté la grève étudiante de 3 jours contre les coupes du ministre Wert en Espagne. En plus de cette grève de trois jours, une grande manifestation est prévue demain a midi qui ira de la gare Atocha a la Puerta del Sol de Madrid. Le syndicat des étudiants a appelé a la grève et a demande l'organisation d'une manifestation pour dénoncer les atta

ques continues du gouvernement contre le droit a un enseignement public, gratuit et de qualité. Ces réformes prévoient des coupes budgétaires de près de 4000 millions d'euros dans l'enseignement public en utilisant les moyens suivants:

-Création de nouvelles sélections économiques et académiques pour accéder a l'université: hausse de 66 % des frais d'inscription universitaires par rapport au cursus antérieur

-Licenciement sauvage de plus de 50000 professeurs des centres d'étude et universités de tout le pays

-L'imposition de trois examens qui se réaliseront en 6 ème primaire, 4 de ESO et 2 ème bachillerato, supposant donc de nouveaux obstacles pour réussir son année et dans le cas de la 6 ème primaire et 2eme bachillerato pouvant signifier l'obligation de refaire son année ou la non-obtention du titre de bachiller, qui entraîne l'interdiction d'accès a l'université même si les deux années scolaires ont été réussies.

-L'imposition de frais d'inscription de centaines d'euros aux étudiants de Formation Professionnelle dans les communautés autonomes gouvernees par la droite (Madrid et la Catalogne) et la suppression des bourses alimentaires et pour acheter des livres pour les étudiants de primaire et secondaire dans beaucoup de territoires de l'Etat.

-La création d'itinéraires de la plus basse qualification depuis la 3eme de la ESO pour regrouper les élevés qui ont le plus de difficultés d'apprentissage et les expulser le plus tôt possible du système éducatif

Pour tous ces motifs, le syndicat des étudiants et les différents collectifs et organisations étudiantes et de jeunesses ont appelé a une grève générale des centres d'études du 15 au 19 octobre (actions toute la semaine mais grève ce mardi, mercredi et jeudi).

La plate-forme revendicative:

-Pour l'accès a l'université du fils d'ouvrier. Contre l'imposition de barrières économiques et académiques pour empêcher notre accès a l'éducation supérieure. Tous les étudiants qui ont réussi leur 1 et 2 ème bachillerato doivent avoir accès a l'université.

-Contre l'augmentation des frais d'inscription a l'université publiques et contre le retrait des nouveaux obstacles a l'accès des fils de travailleurs aux bourses d'études.

-Contre l'imposition de frais pour la Formation Professionnelle. Pour une Formation Professionnelle gratuite, démocratique et de qualité dans tout le pays. Suppression immédiate des frais de 360 et 250 euros que la droite a impose en Catalogne et dans la Communauté de Madrid et création de places suffisantes dans tout le pays, pas un seul étudiant doit être refuse par manque de places

-Pas de licenciement de professeurs dans l'éducation publique. Pour la re admission immédiate des + de 49000 enseignants qu'a licencie le PP au début de l'année scolaire dans tout le pays. Sans ces professeurs, la qualité de l'enseignement public est en grand danger.

-Non aux coupes budgétaires dans l'éducation publique, leur application aux banquiers. Pour la réinsertion des 4000 millions d'euros que le PP a retire au budget de l'école publique depuis son arrivée au pouvoir et pour l'augmentation drastique du budget de l'éducation publique pour garantir une éducation publique gratuite et de qualité.

-Non au chômage des jeunes. Pour une allocation chômage de durée indéfinie jusqu'à ce que tous les chômeurs trouvent un travail.
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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 13:30

À partir de l’« Étrange défaite » de Marc Bloch, Dominique Damamme fait l’hypothèse 

que le paradigme des Annales n’a pas été sans effets dépolitisants sur la pratique politique de 

l’historien et il appréhende ce texte énigmatique comme un acte d’expertise, c’est à dire une 

combinaison de pratiques politiques et de pratiques scientifiques. A ses yeux, l’expertise ne 

recouvre pas seulement des textes de commande mais également des textes hybrides 

d’intervention politique fondés sur des savoirs scientifiques. L’auteur observe que ce type 

d’intervention est resté relativement rare en France, notamment en histoire. 

 

« Le problème de l’utilité de l’histoire, au sens étroit, au sens 

“pragmatique” du mot utile, ne se confond pas avec celui de sa lé- 

gitimité, proprement intellectuelle. Il ne peut, d’ailleurs, venir 

qu’en second : pour agir raisonnablement, ne faut-il pas d’abord 

comprendre ? Mais sous peine de ne répondre qu’à demi aux sug- 

gestions les plus impérieuses du sens commun, ce problème-là non 

plus ne saurait être éludé. » 

 Marc Bloch, Apologie Pour L’Histoire 

 

 

 

 

 

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/socco_1150-1944_2000_num_39_1_1804#

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 09:30

Avant de prendre le volant pour aller à Valencia, je trouvais utile de faire ici un bilan de la semaine écoulée pour mes amis nordiques. Pour les autres, rendez-vous vendredi soir. Je persiste et signe, l'insurrection a commencé mardi passé lors du 25-S. Je pense effectivement qu'une nouvelle étape a été franchie depuis une semaine malgré les grandes manifestations antérieures. D'une part parce qu'ont eu lieu 3 grandes manifestations en une semaine, dont 2 gigantesques; ce qui n'est jamais arrivé ici, et d'autre part parce que contrairement aux autres rassemblements, ceux-ci sont destinées à toucher toute la population, à être des rassemblements de masse. Le petit vieux du quartier vient manifester avec les plus jeunes, parce qu'il se sent tout en autant concerné par la situation de son pays qui se dégrade de jour en jour. Après les vieux, ce sera bientôt le tour des enfants, quand les personnes venant aux manifestations n'auront pas d'autre choix que de les emmener avec eux à cause de leur situation précaire et d'autre part parce qu'ils sont aussi touchés par les "recortes", parce qu'ils font aussi partie de cette "juventud sin futuro".

 

C'est ainsi que cette semaine, il s'est fait quelque chose de plus grand que lors du 15-M, ils ont réussi à ce que le mouvement parle à toute la société espagnole, et pas que aux 18-30 ans. L'image du mouvement s'est améliorée auprès de la population, démontrant qu'il n'y a pas que des jeunes communistes et anarchistes crasseux qui défilent mais tout le monde. Je fais ici référence aux paroles du gouvernement qui a essayé d'enfermer les différents rassemblements dans la même case que le 15-M, en proclamant qu'ils n'étaient le fait que d'anarchistes révolutionnaires" et à Rajoy qui se dit "écouter la majorité silencieuse". Ce qu'il ne se rend pas compte c'est que la majorité est contre ses soubresauts réactionnaires, est contre les recortes et que celle-ci en a marre que chaque jour un acquis de la transition est remis en cause.

 

Ce qui a permis aussi à ce mouvement à devenir un mouvement de masse est l'image pacifique qui en est ressorti des rassemblements de cette semaine. Ce point a été bien souligné par les participants à l'assemblée citoyenne de dimanche passé au Retiro et dans le texte lu à Neptuno samedi passé. Le gouvernement a essayé de casser cette image plus d'une fois lors des différents rassemblements, et surtout lors du 25-S mais il a échoué dans sa tactique de mensonge à long terme. Des vidéos amateurs et des photos prises en masse par les manifestants et médias présents ont permis d'identifier des casseurs infiltrés par la police, de montrer des scènes de violence qui sont du fait de la police uniquement. Des photos ont permis de démonter la version officielle. La guerre contre l'ennemi se fera en utilisant mieux que lui ses armes. Ces médias ont permis de déjouer l'immense propagande émanant du gouvernement et des grands médias. Cela est déjà une grande victoire. Il ne faut pas surestimer l'importance des médias internationaux dans cette affaire. Ceux-ci ont très bien fait leur boulot en établissant les vrais chiffres des rassemblements, et en dénonçant les actes de violence entrepris contre les manifestants. Cela a eu un énorme effet. Le pauvre Rajoy, venant defendre sa politique lors de l'Assemblée Générale de l'ONU a dû répondre de façon embarrassée aux médias internationaux qui se sont rendus compte que finalement il y avait un décalage énorme entre la situation que vendait Rajoy et l'actuelle. Celui-ci a bien compris le danger d'une médiatisaiton accrue, en délogeant tout média installé sur la Plaza Neptuno avant la manifestation du 29-S. Pas de chance, ils ont quand même pu s'installer pendant la manifestation notamment grâce à la mobilisation citoyenne de masse et du fait qu'il y avait moins de policiers pour contrôler la situation, ceux-ci ayant été déployés cette fois-ci dans toute l'Espagne.

 

Le mouvement se construit jour après jour et cette image de foule tranquille assise  (#todossentados) unie par les mêmes revendications va se renforcer. Des mesures afin d'aller dans ce sens sont envisagées telles que l'interdiction des drapeaux  anarchistes et de la République Espagnole, et l'interdiction de vente de bières lors des rassemblements. Aucune violence, ni dégradation ne sera tolérée lors des futurs rassemblements afin d'isoler le gouvernement dans ses positions sectaires. Cette tactique a porté ses fruits, en démontre l'absence de vraie réponse du gouvernement face à ces rassemblements.

 

Les prochains rassemblements auront lieu lors de la présentation du budget au Congrès, vraisemblablement entre le 23 et le 25 octobre. Aussi une pétition rassemblant des signatures exigeant une Constituante et la démission du gouvernement sera publiée vendredi. Tout cela en coordination avec les différentes manifestations en France, en Grèce, Italie et Portugal liées par un seul mot d'ordre, qu'on en finisse avec l'austérité.

 

 

 

 

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 18:07

Hier soir se déroulait le 26-S, convoqué hier soir par l'assemblée de la Puerta del Sol lors de la manifestation du 25-S. L'objectif de cette réunion était de réagir face aux événements de la veille, les violences policières et  la détention de 35 manifestants et de continuer le mouvement entamé la veille. La réunion a commencé à 19H dans le  même lieu que la veille, Plaza Neptuno. En plus d'exprimer leur colère, les manifestants ont fait un bilan de ce qui n'avait pas fonctionné durant le 25-S en remettant un document informatif que je transmet ici:

 

 

 

"#25S Errores y aciertos. Toca aprender. Pásalo.

 

Nos enfrentamos pacificamente a policías organizados, con años de estudio y con instrucciones precisas,  a fotógrafos y periodistas de medios de comunicación financiados por banqueros y dirigidos por políticos que quieren manipular a milliones de ciudadanos para frenar movimientos que puedan acabar con sus privilegios, y nos enfrentamos a infiltrados violentos en estas manifestaciones, así como personas violentas que perjudican a los miles de pacifistas que asistimos.

 

Nos estamos jugando mucho. No podemos permitir que una mala organización en la manifestación de una imagen de violencia, ya que es exactamente lo contrario a lo que se pretende.

 

Nos estamos jugando una nueva Constitución que limite los innumerables privilegios de los políticos y banqueros, nos estamos jugando que dejen o no de robarnos con leyes que permiten a los millonarios no pagar impuestos (SICAV, "Paraísos fiscales…), la dación en pago, una ley electoral más justa (un ciudadano un voto) y un larguísimo etc.

 

Qué debemos hacer para que esto no se repitan los errores del 25-S?

 

Los manifestantes deben estar SENTADOS. Una foto de miles de personas sentadas da imagen de PACIFISMO y si los policías cargan, esa foto DA LA VUELTA AL MUNDO. Sólo con ese acto se produciría un efecto dominó en otros países que aceleraría la eficacia del movimiento. Creemos este hastag: #Todossentados

 

Los organizadores deben ir con muchos megafónos para dirigir a los manifestantes con las siguientes consignas:

 

2.1- No insultar ni provocar. Si vemos a la gente gritando "se va a acabar la paz" "guerra" o cualquier insulto debemos perdirle que se calle.

 

2.2- Debemos rodear y paralizar a los violentos. Desde los megáfonos se les debe instar a que paren. Estas personas son los que más daño hacen al movimiento. Mucho más que cualquier antidisturbios.

 

2.3- Los organizadores ciudadanos (como hacen los sindicatos y otros líderes en manifestaciones y actos públicos) deben crear un escenario desde el que hablen a los asistentes exponiendo las medidas que se solicitan. Las cámaras de todo el mundo podrán grabar el mensaje y difundirlo. Deben exponerse públicamente las medidas concretas, como sucedió en Islandia. Lo más importante es transmitir el mensaje y sin escenario y un micrófono es muy dificil hacerlo.

 

2.4- Pedir por los megáfonos a los asistentes que no lleven banderas o que las bajen si las han llevado. Las banderas ya sean de sindicatos, republicanas, de partidos políticos, etc no nos representan a todos, soló a los que las llevan. No permitamos a los fotógrafos manipular sus noticias diciendo que todos somos de este o aquel partido, republicanos o monarquicos…

 

2.5- Desde los megáfonos y los asistentes deben instar a los ciudadanos que se suben el mobiliario urbano, a que se bajen. La calle es de todos, se paga con dinero de todos, debemos cuidarla y con más razón en estos actos, para no dar imagen de vándalos sino de ciudadanos pacificos y responsables

 

Si se puede!!"

 

Ce bilan de la manifestation du 25-S entend rappeler que le mouvement est bien pacifique, contient plusieurs revendications qui ne sont pas assez exprimées, et affirme la nécessité d'une meilleure visibilité médiatique. Le but est d'empêcher que à l'avenir des images de manifestants violents soient utilisées par le pouvoir afin de discréditer les rassemblements. Le bilan de la manifestation est de 3 détentions et 3 blessés et un nouveau rassemblement est prévu ce samedi à 19H.

 

 

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 12:36

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 12:36

LSE, 28 may 2012 by Professor Jayati Ghosh

 

http://www2.lse.ac.uk/newsAndMedia/videoAndAudio/channels/publicLecturesAndEvents/player.aspx?id=1489

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 23:34
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